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Développement d’une thérapie potentielle de l’ataxie de Friedreich (2011) [Recherche financée par l’ACAF]

Ce projet de recherche est mené sous la direction de M. Jacques P. Tremblay Ph.D, professeur au département de Médecine moléculaire de l’Université Laval de Québec et chercheur principal au Centre de recherche du centre hospitalier universitaire de Québec (Pavillon du CHUL). Il s’agit d’un projet d’une durée prévue de (2) deux ans au coût de 240 000 $.  Ce projet est totalement financé par l’ACAF.

 

L’ataxie de Friedreich est due à une mutation dans le gène de la frataxine. Cette mutation induit une baisse de la production de frataxine dans toutes les cellules du patient. La frataxine joue un rôle important dans le métabolisme du fer au niveau des mitochondries et sa réduction entraine la mort de nombreuses cellules dans le cerveau, le cœur, les muscles et le pancréas. C’est cette mort des cellules qui est responsable des nombreux symptômes de cette maladie.

Le but de ce projet de recherche est de développer une thérapie pour l’ataxie de Friedreich en visant la cause même de la maladie soit la baisse de la frataxine. Le projet vise donc à administrer la protéine frataxine de façon intraveineuse. Cependant comme cette protéine ne pénètrera pas de façon spontanée dans les cellules, elle sera soit encapsulée avec des peptides (des fragments d’autres protéines) soit dans des nanoparticules. Alternativement, la protéine frataxine elle-même sera modifiée en lui ajoutant des peptides qui permettent la pénétration des protéines non seulement à l’intérieur des cellules, mais aussi à l’intérieur des mitochondries.

Les expériences seront d’abord faites sur des cellules provenant d’un patient. Ceci permettra de déterminer quelle méthode permet le mieux de faire entrer la frataxine non seulement dans les cellules, mais aussi dans les mitochondries. Ceci permettra de vérifier que l’augmentation de la frataxine permet de résoudre les problèmes de l’ataxie de Friedreich au niveau cellulaire. Par la suite, des expériences seront faites dans des souris qui ne produisent pas suffisamment de frataxine et qui développent donc elles aussi des symptômes de la maladie. Comme la maladie affecte de nombreux muscles et de nombreux organes, pour développer un traitement efficace, il faut livrer la frataxine à tous ces tissues. Ceci sera donc fait en injectant en intraveineux la frataxine encapsulée ou fusionnée avec un peptide. Nous allons vérifier que la frataxine atteint bien tous ces tissues, qu’elle pénètre dans les cellules et surtout lorsqu’administrée de façon répétitive, elle permet de prévenir le développement de la maladie chez ces souris. Ce type de thérapie est donc basé sur le remplacement de la protéine manquante. Cette approche thérapeutique est déjà employée pour de nombreuses maladies. En effet la compagnie Genzyme commercialise déjà Myozyme (acide alpha-glucosidase) pour traiter la maladie de Pompe, Fabrazyme (alpha-galactosidase) pour la maladie de Fabry, Aldurazyme (Iuronidase) pour le syndrome de Hurler, Cerezyme (Imiglucerase, a recombinant glucocerebrosidase) pour la maladie de Gaucher. Le Cerezyme est utilisé depuis 15 ans en clinique et est administré à 4000 patients à travers le monde. À quand un traitement avec la frataxine pour l’ataxie de Friedreich?

 

Vous pouvez prendre connaissance des dernières mises à jour dans le développement de ce projet en téléchangeant la présentation de J.P.Tremblay faite à l’occasion de l’Assemblée générale 2012.

Présentation de J.P. Tremblay – AGA 2012 

 

 

Commentaire (1)

  1. Reply
    peyrot says

    enfant atteint de cette maladie ,ami avec feu CLAUDE ST JEAN

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